Le26 mai 1970 il sort une compilation de 12 chansons d' Isabelle : "La source" bien sûr, mais aussi plusieurs chansons de Jean Ferrat : Un enfant quitte Paris, C'est beau la vie, La chanson des pipeaux, les amants de Vérone, Nous dormirons ensemble, C'est toujours la première fois, elle avait mon âge. Il y a aussi la chanson de Brel L'amour, mille fois chanté par les poètes, donne lieu à des oeuvres inoubliables Jean Ferrat l'a évoqué souvent. Dans un de ses poèmes intitulé "C'est toujours la première fois", il raconte l'amour fidèle, l'amour qui dure malgré la fuite du temps ou la séparation... La femme est célébrée par des images elle devient "jeune louve", "eau dormante" qui s'échappe au soleil d'été, elle est "une souveraine" d'un jardin, on la voit disparaître entre deux haies. Ces métaphores transforment la femme et l'associent à la nature, une nature pleine de beauté. Et si la femme semble s'échapper, c'est pour mieux revenir auprès de l'être aimé. L'amour lui-même est magnifié par une succession d'images l'amour personnifié "file sa laine entre les doigts parfois désaccordés" des amants, l'amour est assimilé à la "soif", à la" faim", et devient essentiel et vital pour le poète. L'amour semble tisser des liens de plus en plus forts entre les êtres, comme le suggère l'image de la "laine"qui réunit et rassemble. L'amoureux sait se faire humble devant la femme, on le voit "plier genoux et bras", la lèvre desséchée, on le voit "trembler". Et la déclaration d'amour n'en est que plus touchante et émouvante... Que de simplicité et de sensibilité dans ce texte ! Le refrain qui vient ponctuer la chanson est aussi, à lui tout seul, une magnifique déclaration "Tu peux m'ouvrir cent fois les bras, C'est toujours la première fois" ... Bien sûr, on retrouve dans ce texte des lieux communs de la littérature sentimentale l'amour qui dévore, consume, qui émeut et fait trembler, mais Ferrat renouvelle ces images, les fait siennes. Le poème avec ses évocations de la nature donne une impression de bonheur limpide et transparent... L'amour présenté comme un trésor précieux qui fait vivre, espérer apparaît plein d'évidence. Dès lors, le poète s'efface devant cet amour qui le transcende, il devient un simple "pas qu'efface le vent", encore une image empruntée au monde de la nature, pleine de beauté. La femme aimée est aussi présentée comme un pays à redécouvrir sans cesse, source de bonheurs renouvelés elle est à la fois "proche et lointaine", elle ne se révèle pas complètement et garde, ainsi, une part de mystère... La mélodie pleine de douceur souligne merveilleusement les vers et le poète peut bien dire que les mots ne sont pas assez forts pour exprimer tout son amour, mais on ressent toute la tendresse du monde dans sa chanson. Jean Ferrat, poète de l'amour sincère, de l'amour vrai écrit, là, un texte qui révèle bien toute la force des sentiments, dans un langage plein de pureté et de limpidité. Quant à la musique, elle semble murmurer et s'écouler comme une source transparente.

Chersamis, À ANTRAIGUES le 15 mars 2020, la Maison Jean Ferrat orga nise un hommage chanté, en chœur et en cœur, à JEAN FERRAT, pour les 10 ans de sa disparition. L'homme, ses chansons, sa poésie et son engagement restent et resteront à jamais éminemment présents dans nos cœurs. Du 10 au 15 mars, c'est un grand nombre d'évènements qui célèbreront le grand

alpha J artiste Jean Ferrat titre C'est toujours la première fois Les paroles de la chanson C'est toujours la première fois »Jean Ferrat Enfin enfin je te retrouveToi qui n’avais jamais étéQu’absente comme jeune louveOu l’eau dormante au fond des douvesS’échappant au soleil d’étéTu peux m’ouvrir cent fois les brasC’est toujours la première foisAbsente comme souveraineQu’on voit entre deux haies passerO toi si proche et si lointaineDès que l’amour file sa laineEntre nos doigts désaccordésTu peux m’ouvrir cent fois les brasC’est toujours la première foisLa faim de toi qui me dévoreMe fait plier genoux et brasJe n’aurais pas assez d’amphoreNi de mots encore et encorePour y mettre son terme basTu peux m’ouvrir cent fois les brasC’est toujours la première foisLa soif de toi par quoi je trembleMa lèvre à jamais desséchéeMon amour qu’est-ce qu’il t’en sembleEst-ce de vivre ou non ensembleQui pourra m’en désaltérerTu peux m’ouvrir cent fois les brasC’est toujours la première foisL’amour de toi par quoi j’existeN’a pas d’autre réalitéJe ne suis qu’un nom de ta listeUn pas que le vent sur la pisteEfface avant d’avoir étéTu peux m’ouvrir cent fois les brasC’est toujours la première fois

Cedisque est paru en 1961 dans un contexte un peu particulier ; Jean Ferrat et Gérard Meys s'expriment à ce sujet lors d'entretiens accordés à Raoul Bellaïche et repris dans le numéro 6 de son magazine "je chante". Un des 4 titres qui le constituait - "c'était noël" - est réapparu en novembre 2012 dans une compilation éditée par
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Tupeux m'ouvrir cent fois les bras C'est toujours la première fois L'amour de toi par quoi j'existe N'a pas d'autre réalité Je ne suis qu'un nom de ta liste Un pas que le vent sur la piste Efface avant d'avoir été Tu peux m'ouvrir cent fois les bras C'est toujours la première fois paroles et musique : Jean FERRAT
Il a suffi qu’il meure pour que les médias qui l’ignoraient depuis longtemps, le ressuscitent. La disparition de Jean Ferrat, samedi 13 mars, est à la une des antennes et des journaux qui ne cessent de lui tresser les couronnes d’usage avant de bientôt l’oublier. Or, les chansons de Jean Ferrat ne sont pas de celles qu’on oublie. Chaque fois qu’on les écoute c’est toujours la première fois » un texte, une mélodie, une voix et une interprétation inimitables en font un moment d’enchantement. Intimement associées aux instants particuliers d’une vie, elles ont le don de les faire revivre comme la madeleine de Proust trempée dans la tasse de thé. Faut-il pleurer ? Faut-il en rire ? » Ainsi reste-t-on attaché à la chanson du film de René Allio, La vieille dame indigne » 1965 elle figurait sur le disque 33 tours qu’on a reçu en cadeau d’une classe de seconde, la première année o๠l’on enseignait, en 1966. On avait étudié la nouvelle de Brecht, La vieille dame indigne » elle raconte le scandale suscité par cette mère qui, après la mort de son mari, perd la tête au point de s’ouvrir à la vie comme jamais elle n’avait pu le faire jusqu’ici, en compagnie d’une jeune serveuse de bar. Faut-il pleurer, faut-il en rire ? » demandait Jean Ferrat devant ces femmes dont toute la vie se résume / En millions de pas dérisoires / Prise comme marteau et enclume / Entre une table et une armoire » ? Je n’ai pas le coeur à le dire / On ne voit pas le temps passer, » se contentait-il de répondre. Ferrat était venu dans l’année chanter au cinéma les Variétés », à Angers, avec Anne Sylvestre en première partie. Je ne chante pas pour passer le temps » C’est à la même époque qu’on avait rencontré par hasard Léo Ferré après un récital et qu’on avait parlé avec lui toute une nuit. On se souvient qu’il maugréait contre Ferrat, non pour leur quasi homonymie mais contre la chanson que Ferrat venait d’écrire Je ne chante pas pour passer le temps ». Léo Ferré l’avait prise comme une gifle, car il venait, lui, de publier Je chante pour passer le temps / Petit qui me reste de vivre / Comme on dessine sur le givre / Comme on se fait le coeur content / à€ lancer cailloux sur étang / Je chante pour passer le temps. » C’était un poème d’Aragon. Ferré comme Ferrat puisaient ensemble dans Le roman inachevé » du poète et c’était à qui allait habiller ses vers ciselés des plus ravissantes mélodies. Qui serait assez insensé pour les départager ? Les oeuvres de l’esprit n’ont pas de prix, on finit par l’oublier avec tous ces concours à la noix, palme, césar et oscar imbéciles qui ne servent que d’argument d’autorité pour les vendre à de plus imbéciles encore. Féderico Garcia Lorca » et Un jour, un jour » C’est aussi une chanson de Ferrat qu’on a aux lèvres quand, pour la première fois, au détour d’un virage en venant de Guadix, apparaissent bruns et massifs les remparts de l’Alhambra et de l’Alcazaba de Grenade sur fond de sommets enneigés de la Sierra Nevada et ciel d’azur. Cela faisait une bonne dizaine d’années qu’on entendait les guitares jouer leur sérénades / Dont les voix se brisent au matin. / Non jamais, je n’atteindrai Grenade / Bien que j’en sache le chemin. » Cet hymne à Federico Garcia Lorca assassiné par la Guardia Civil de Franco n’a cessé d’accompagner les promenades qu’on a faites, deux ans après la mort de Franco, dans les jardins du Generalife et de l’Alhambra, ou dans le lacis de ruelles de l’Albaicin, le quartier de maison blanches en face de la forteresse qu’on contemplait de la terrasse de Saint Nicolas. On se prenait à y mêler une autre chanson Un jour, un jour » qui évoque aussi Grenade et Lorca qui s’est tu / Emplissant tout à coup l’univers de silence / Contre les violents tourne la violence / Dieu le fracas que fait un poète qu’on tue, » s’écrie Ferrat, avant de promettre dans son refrain qu’ un jour pourtant, un jour viendra couleur d’orange / Un jour de palme, de feuillages au front / Un jour d’épaules nues / O๠les gens s’aimeront. / Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche. » Nuit et brouillard » On partageait alors cet optimisme la sauvagerie humaine, du moins le croyait-on, n’était pas inéluctable pourvu qu’on sà»t en percevoir les racines pour les extirper. Nuit et brouillard » rappelait sur un rythme saccadé de train sautant de rails en rails le génocide nazi dont Ferrat vivait dans sa chair les séquelles puisque son père en est mort alors qu’il était encore enfant. L’époque paraissait vouloir l’oublier un vent de frivolité soufflait alors sur une certaine chanson française les Yéyés régnaient et les ondes baignaient dans un pastiche de sous-culture américaine. Ferrat était prêt, disait-il, à twister les mots s’il fallait les twister / Pour qu’un jour les enfants sachent qui étaient ceux que les Nazis avaient assassinés ». Potemkine » Potemkine », du nom du cuirassé dont les marins se révoltent en 1905 pour être contraints de manger de la nourriture avariée quand les officiers se gobergent, célèbre sans doute sur des roulements de tambours guerriers le rêve d’une société alternative. Mais on ne pouvait s’empêcher en l’écoutant de penser aussi à d’autres marins, ceux de Cronstadt qui, en mars 1921, se sont dressés contre le nouveau pouvoir soviétique les bolcheviques ont écrasé leur révolte dans le sang. Une révolution présentée comme une nouvelle aube de l’humanité pouvait donc dès son commencement laisser craindre le pire par ses méthodes. J’entends, j’entends » Jean Ferrat n’était pas naïf. Il met très tôt en musique le poème d’Aragon J’entends, j’entends ». C’est un cri de désespoir devant l’indifférence de ceux à qui ses mots s’adressent. Il se sent si semblable à eux pourtant, leur enfer », dit-il, est le sien. Mais tous ces hommes et femmes, pierres tendres tôt usées » qui voudraient au ciel bleu croire / Comme l’alouette au miroir », n’entendent rien Tout se perd et rien ne vous touche, se plaint-il. Ni mes paroles ni mes mains / Et vous passez votre chemin / Sans savoir ce que dit ma bouche » Avoir été peut-être utile devient un rêve modeste et fou / Il aurait mieux valu le taire, finit-il par convenir. / Vous me mettrez avec en terre / Comme une étoile au fond d’un trou. » Jean Ferrat ne se fait pas trop d’illusion il a les yeux ouverts non seulement sur la violence des hommes mais sur l’indifférence qu’on peut rencontrer y compris chez ceux qui la subissent, quand on veut la combattre. Ma môme » et Que serais-je sans toi ? » Que reste-t-il alors pour tenir et survivre ? L’amour qu’un homme et une femme peuvent se porter l’un à l’autre et qui les soulève au-dessus d’eux-mêmes. Ils y puisent la force de leur résistance. Ferrat n’a cessé de solliciter les poètes connus ou inconnus qui l’entourent pour mettre leurs chants d’amour en musique. Même dans la grisaille d’une vie ouvrière de banlieue, chante-t-il dans Ma môme », il peut y avoir du soleil qui s’attarde » quand deux amants, retirés dans leur mansarde à Saint-Ouen, se disent toutes le choses qui leur viennent / C’est beau comme du Verlaine / On dirait », avant de faire l’amour en secret ». Mais c’est encore à Aragon qu’il emprunte les plus beaux poèmes pour les revêtir de mélodies aussi somptueuses qu’on ne se lasse pas d’entendre C’est si peu dire que je t’aime », C’est toujours la première fois », Aimer à perdre la raison / à€ ne savoir que dire / à€ n’avoir que toi d’horizon ». Il faut avouer qu’Aragon est une mine de poêmes d’amour. Ferré a pris Elsa » à qui il suffit de paraître en rattachant ses cheveux » pour qu’à ce geste touchant son amant renaisse et reconnaisse un monde habité par le chant ». Ferrat, lui, s’est emparé de Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre ? » Une femme peut-elle entendre d’un amant paroles d’amour plus sublimes ? L’union de deux êtres reste, envers et contre tout et tous, la seule promesse du bonheur accessible Ailleurs que dans les rêves / Ailleurs que dans les nues ». Qui n’a pas entendu à la vue de l’être aimé qu’il retrouve après une absence, crier en soi comme une vigie après des jours d’errance sur le désert des mers Terre, terre, voici / Ces rades inconnues. » ? C’est fou, on ne s’en était pas rendu compte à ce point, comme les chansons de Jean Ferrat ont pu non seulement accompagner toute une vie, mais en ont imprégné des instants précieux sans le savoir. Il faut qu’il disparaisse pour s’en apercevoir. Pierre-Yves Chereul auteur du livre L’heure des infos » aux éditions Golias Articles similaires
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Tupeux m'ouvrir cent fois les bras, c'est toujours la première fois. Citation de Jean Ferrat ; C'est toujours la première fois (1965) Tu es une fleur dont le parfum m'appartient. Citation de Alphonse Karr ; Sous les tilleuls (1832) Le plus beau voyage d'ici-bas, c'est celui qu'on fait l'un vers l'autre. Citation de Paul Morand ; Éloge du repos (1937) Toute saison, tout ciel, sont bons Cliquez sur les images pour les agrandir. à vendre dans Musique & Instruments Le vinyle 33 tours de Jean Ferrat, Potemkine et C'est toujours la première fois. Une édition collector RARE, et difficile à pochette présente la table alphabétique répertoriant tous les disques et les chansons de Jean Ferrat, et toutes les paroles des chansons figurant dans cet s'agit du volume 5, il date de 1965. Face A Potemkine. C'est si peu dire que je t'aime. Les belles étrangères. Je ne chante pas pour passer le temps. La voix lactée Face B C'est toujours la première fois. Le sabre et le goupillon. Raconte moi la mer. A l'été de la Saint-Martin. On ne voit pas le temps passé. Etat Pochette / disques VG+ très bon état. Volume N°5. Réédition 1980. Label Disques Temey 2400401. Informations supplémentaires Vous aimez cette annonce ? Partagez-la ! Référence produit M127Il y a 2 photos disponibles pour cette de confiance attribué est Très de particulier KNMkd2G.
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