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ï»żCORRECTION[5 fĂ©vrier 2018] : La version initiale de ce rapport identifiait Access Now et Internet Sans FrontiĂšres comme les ONG chefs de file du procĂšs des fermetures d'internet au Cameroun. En rĂ©alitĂ©, ce sont les cabinets juridiques Veritas du Cameroun et the Media Legal Defence Initiative qui ont intentĂ© le procĂšs. Aux cĂŽtĂ©s de
Pour ce lieu de passage obligĂ© qui a inspirĂ© les plus grands⊠Avant de quitter lâoublietteJetez vos yeux sur la cuvetteNâimitez pas ceux qui sâen vontLaissant leurs souvenirs au fond Prenez plutĂŽt la balayetteVersez de lâeau avec douceurFrottez ensuite avec ardeurEt partez quand la place est nette. Voltaire Toi qui soulages ta tripeTu peux dans cet antre obscurChanter ou fumer la pipeSans mettre tes doigts au mur StĂ©phane MallarmĂ© LE PETIT ENDROIT Vous qui venez iciDans une humble posture, De vos flans alourdisDĂ©poser un fardeau, Veuillez, quand vous aurez soulagĂ© la natureEt dĂ©posĂ© dans lâurne un modeste cadeau, Epancher de lâamphore un courant dâonde pureEt, sur lâautel fumant poser en chapiteau, Ce couvercle arrondi dont lâaustĂšre jointureAux parfums indiscrets doit servir de tombeau PoĂšme dâEmmanuel Arago souvent attribuĂ© Ă tort Ă Alfred de Sand Ă envoyĂ© ce poĂšme Ă George Sand, sa mĂšre. Ici viennent tomber en ruinesLes chefs dâoeuvre de la cuisine. Brillat-Savarin Cambronne â on y songe avec peine âNe se fut pas montrĂ© bien français En criant aux Anglais le mot qui porte veine,CâĂ©tait fatalement assurer leur succĂšs. Tristan Bernard Chasseur sachant chasserIci sachez pousser. Louise de Vilmorin avait Ă©crit dans les vastes et belles toilettes du relais de chasse de Jean de Beaumont, et sur un livre dâor prĂ©vu Ă cet effet dans ledit endroit. Dans ce lieu peu agrĂ©ableMais pourtant indispensable,Tenez vous comme Ă tableFaites que la lunette Ressemble a votre assietteEt quâil nây reste aucune mietteCar câest ici que tombent en ruinesAvec odeur et triste mine,Les restes de la cuisine AffichĂ©e dans les toilettes dâun restaurant de Lorraine AUX CABINETS MalgrĂ© lâhumour et la vertuIl faut ici montrer son culMalgrĂ© la haine et la fiertĂ©Il faut ici se dĂ©froquerMalgrĂ© lâamour et la tendresseIl faut ici montrer ses fesses. Poussez ! Poussez ! Les constipĂ©sLe temps ici nâest pas comptĂ©Venez ! Venez ! foules empressĂ©esSoulager lĂ votre diarrhĂ©eCar en ces lieux souvent chĂ©risMĂȘme le papier y est fourni. Soit quâon y pĂšte, soit quâon y roteTout est permis au sein des chiottesMais ? graine de vĂ©role ou de morpionNâoubliez pas dâvous laver lâfionDe ces WC tant visitĂ©sPrĂ©servez donc lâintĂ©gritĂ© Rendons gloire Ă nos vespasiennesDe faĂŻence ou de porcelaine !Que lâon soit riche ou bien fauchĂ©Jamais de classe dans les WCPines de smicards ou de richardsVenez tous voir mon urinoir ! Quâils sâappellent chiottes, goguenots, watersTout lâmonde y pose son derriĂšreOn les dit turcs ou bien tinettesTout est une question de cuvetteQuand celles-ci se trouvent bouchĂ©esNous voilĂ tous bien emmerdĂ©s. Entrez, entrez aux cabinetsNous raconter vos pâtits secretsSavoir pĂ©ter câest tout un artPour ne pas chier dans son falzar. Si cet Ă©crit vous semble idiotTorchez-vous-en vite au plus tĂŽtSi au contraire il peut vous plaireAffichez-le dans vos waters !!! Auteur inconnu !
AuxEtats-Unis, des stations-services Ă court de carburant aprĂšs le piratage d'olĂ©oducs Le variant indien dĂ©tectĂ© dans 44 pays, les Etats-Unis appelĂ©s Ă
Immobile sous le jet brĂ»lant, les yeux fermĂ©s, Carole laisse dĂ©gouliner les fatigues de sept heures dâavion. Bien sĂ»r, le voyage nâest pas encore fini. Tout Ă lâheure, il y aura un autre avion Ă prendre, et puis les interminables formalitĂ©s Ă lâarrivĂ©e Ă Emerald Cape, et encore lâinstallation Ă lâhĂŽtel... Mais, pour lâinstant, elle profite pleinement de ces quelques heures dâescale, de la voluptĂ© particuliĂšre dâune douche en pleine journĂ©e, du parfum prĂ©cieux de son lait de toilette. Quand elle sort de la cabine, elle se frictionne soigneusement, sâenduit Ă petits gestes efficaces dâune crĂšme de luxe, se coiffe, enfile un tailleur pantalon impeccable. Carole nâest pas de ces femmes qui soupirent devant leur miroir. Ă quarante-deux ans, elle est restĂ©e jolie, elle le sait et en connaĂźt le prix. De lâesthĂ©ticienne au coach sportif, des accessoires griffĂ©s Ă lâalimentation bio, de la discipline, du temps et de lâargent, il nây a pas de miracle. Regardez-la entrer dans la salle dâattente de lâaĂ©roport. Tout est parfait. Ses vĂȘtements, son maquillage, sa coiffure, son sourire haut accrochĂ©, sa dĂ©marche qui reste Ă©lĂ©gante malgrĂ© le poids de son sac. Quâest-ce qui la pousse ? Quâest-ce qui la jette, jour aprĂšs jour, au saut du lit, dans cette course aux apparences ? Y a-t-il dans son histoire une petite Carole en chemise de nuit, agenouillĂ©e prĂšs de son lit, qui prie Mon Dieu, JĂ©sus, Marie et tous les Saints, je vous en supplie, faites que ma vie soit parfaite ! » ? Elle affectionne le mot gĂ©rer ». Tout se gĂšre. Le travail, les gens, le temps qui passe et le temps qui manque. Avec une Ă©nergie quasi mystique, Carole gĂšre ses enfants les meilleures Ă©coles, cela va de soi, et du sport pour GisĂšle la danse, qui rend les fillettes gracieuses, pour Jean-Christophe le tennis, qui fait des garçons dĂ©gourdis. Pour les deux du violon, et le club dâĂ©checs. Le catĂ©chisme, Ă©videmment, et une nanny qui leur parle anglais le mercredi. Plus un ballet de spĂ©cialistes de tous bords, dont le nom commence par ortho ». Carole contrĂŽle tout ce quâils portent, ce quâils mangent, ce quâils aiment, qui ils frĂ©quentent. Bien sĂ»r, quelque effort que lâon fasse, la vie nâest jamais tout Ă fait parfaite, mais lâessentiel nâest-il pas quâelle le paraisse ? Il y avait eu ces longs mois oĂč Yves ne faisait que passer Ă la maison, prendre ses clubs de golf, dĂźner sur le pouce ou se changer, sans mĂȘme lui adresser la parole. Carole sâĂ©tait battue. Remises en question, thĂ©rapeute conjugale, monologues dâune infinie patience devant un Yves fermĂ© qui fixait une ineptie Ă la tĂ©lĂ©vision. Elle avait fini par gagner et par reformer, Ă force de conviction, le couple lisse et feutrĂ© quâils avaient toujours Ă©tĂ©. Aux amis, elle avait parlĂ© de surmenage, et ils avaient soupirĂ© avec sympathie. Ensuite, elle avait rĂ©servĂ© des vacances de rĂȘve, cela avait Ă©tĂ© leur premier sĂ©jour Ă Emerald Cape. Du drame du cancer de sa mĂšre, elle sâĂ©tait protĂ©gĂ©e en sâaccrochant au quâen verra-t-on ». Elle souriait Ă la malade, lui envoyait des fleurs, affichait une mine optimiste et courageuse. Son dĂ©vouement forçait lâadmiration, et câĂ©tait bien lĂ le but recherchĂ©. Carole avait rajoutĂ© de lâabnĂ©gation Ă la louche. Rien nâest jamais trop beau quand il sâagit dâaimer lâimage que les autres ont de nous. Plus tard, elle avait dosĂ© avec art son affliction afin quâelle ne basculĂąt pas dans la théùtralitĂ©. Elle avait choisi les costumes de deuil des enfants un bleu marine classique â les enfants ne portent pas de noir. Elle avait peaufinĂ© le texte Ă©mouvant quâelle avait lu Ă lâĂ©glise, si belle et si touchante dans sa robe sombre. Elle avait mis un maquillage rĂ©sistant Ă lâeau, au cas oĂč elle pleurerait. Mais elle nâavait pas pleurĂ©. Dans la salle dâattente, Yves sirote une tasse de cafĂ©, Ă demi allongĂ© sur un des fauteuils. Quand Carole arrive, il lui sourit, tandis que les enfants sâempressent autour dâelle. â Maman ! Papa a dit quâon pourrait aller voir pour ma montre de plongĂ©e... â Dâaccord, dit Carole en dĂ©tachant ses mots, mais on est bien dâaccord, Jean-Christophe, tu te lâoffres avec ton argent de poche... â Oui, oui... â Et moi, Maman, je voudrais du parfum. On peut lâacheter ici aussi ? GisĂšle. Carole se tourne vers sa fille et la dĂ©taille anxieusement, comme Ă chaque fois quâelle la regarde, comme les milliers dâautres fois oĂč elle lâa regardĂ©e depuis quâelle est nĂ©e. Un joli bĂ©bĂ©, tout rond. Une incertitude bienheureuse, au dĂ©but. Puis, peu Ă peu, sous lâespiĂšglerie de la petite fille de quatre, cinq, huit ans ; dans les formes floues de lâadolescence sâĂ©tait dessinĂ© le drame GisĂšle nâĂ©tait pas jolie. Les traits denses, virils chez son pĂšre, Ă©taient grossiers sur ce visage de fille. Elle avait de petits yeux ronds, une bouche sans charme, un corps trapu que les cours de danse nâavaient pu dĂ©lier. ComplexĂ©e, elle se tenait voĂ»tĂ©e, riait dans sa main pour cacher son appareil dentaire. Pauvre petite crĂ©ature sans soleil, remorquĂ©e dans le sillage rayonnant de sa mĂšre... â Oui, bien sĂ»r ma chĂ©rie, il sera moins cher quâĂ Paris. Allez ! Allez ! Je vais prendre un thĂ© vert en vous attendant. Carole les regarde sâĂ©loigner dans la foule bariolĂ©e des voyageurs. Yves, avec sa nouvelle veste en daim, puissance et dĂ©sinvolture. Jean-Christophe qui sautille pour suivre le rythme de son pĂšre, lui expliquant quelque chose avec force gestes. GisĂšle qui suit, jetant des regards inquiets. Elle ramĂšne ses longs cheveux devant ses Ă©paules, et cela accentue lâimpression dâaccablement qui se dĂ©gage de toute sa personne. Carole soupire. Quand ils ont disparu, elle prend son sac Ă main, se dirige vers le bar, demande un thĂ©. Son regard se perd vers les pistes, le ciel incroyablement bleu dâAmĂ©rique. Un aĂ©roport en plein dĂ©sert. RigiditĂ© des volumes et quĂȘte de lumiĂšre. Câest Ă ce moment exact quâil faudrait sâarrĂȘter, songe-t-elle, Ă cette minute bĂ©nie, cet instant dâattente, le dernier, juste avant les vacances, quand elles ne sont encore que rĂȘve et impatience. AprĂšs, tout va si vite... quelques jours douillets et heureux, arrachĂ©s Ă la course quotidienne, et on est dĂ©jĂ dans lâavion du retour, avec un peu de sable au fond des poches et trois pauvres coquillages coincĂ©s dans la valise... Des cris lâarrachent Ă sa rĂȘverie. Une femme vient dâentrer dans la salle dâattente. DĂ©braillĂ©e, en nage et visiblement Ă©nervĂ©e, elle houspille dâune voix criarde deux gamins qui slaloment pour Ă©viter les taloches, sans perdre de vue lâĂ©cran de leur jeu vidĂ©o. â OĂč câest que tâas mis la bouteille dâIce tea ? Hein ? Qui câest qui lâa mise dans le sac ? Jâla trouve plus ! Elle prononce ice tea » Ă la française. Carole sourit intĂ©rieurement. Il nây a plus beaucoup de places libres dans la piĂšce. Partout des voyageurs lisent ou discutent Ă voix basse, se lĂšvent pour aller vers le bar ou les douches. La femme atterrit Ă cĂŽtĂ© de Carole, sans cesser de houspiller ses enfants. Le plus grand finit par sortir en soupirant la bouteille demandĂ©e, la tend Ă sa mĂšre sans la regarder et reprend sa partie. Il y a un instant de flottement. Les enfants se sont posĂ©s et on nâentend plus que les bips-bips rĂ©guliers de leurs jeux. Leur mĂšre reprend son souffle. Carole feuillette un magazine de dĂ©coration, pour Ă©viter une Ă©ventuelle conversation. Nouveau du teck brut dans la cuisine ! Pampilles, velours et pourpres le grand retour du baroque. â On nâa pas trouvĂ© tout de suite, nous... Faut dire que câest vachement grand, ici... Puis câest pas bien marquĂ© oĂč quâil faut aller. Vous avez trouvĂ© de suite, vous ? â Oui, concĂšde Carole, qui ajoute poliment mais on Ă©tait dĂ©jĂ venus. Au pays des merveilles, bois des Ăźles pour siestes de luxe. â Ah ! Câest pour ça... LampĂ©e dâice tea, puis coup de menton vers les enfants. â Y a que ça qui les intĂ©resse, hein, les gosses de maintenant... La console, la PlayStation... Carole acquiesce sans conviction. Very girly, choisissez une chambre aux formes douces et rondes... â Je leur ai payĂ© Ă NoĂ«l... CâĂ©tait cher, mais tous leurs copains lâavaient, alors... en pin massif, lâesprit brocante anglaise â ... Vous aussi vous allez Ă Emerald Cape ? â Hum... oui... un petit meuble classique et Ă©lĂ©gant aux pieds galbĂ©s... â Nous aussi. Ăa a lâair beau sur les photos ! Nondidâju, toi ! La mer, la plage, le soleil... Mon gamin, lĂ , le pâtit, Bradley, il a jamais vu la mer, hein, Brady, que tâas jamais vu la mer ? Un grognement. â ... la belle mer bleue... puis y a une piscine, un bar... Elle fixe un instant son sac de voyage Ă©limĂ©. â Câtâune copine qui mâlâa prĂȘtĂ©. Mon, jâen ai pas de sac. Quâest-ce que jâen foutrais ? On voyage jamais. On reste lĂ , mĂȘme lâĂ©tĂ©. Jâhabite dans une citĂ©, vous savez... â Ah... somptueusement dĂ©corĂ©e, en bois polychrome... Difficile de lire plus longtemps sans devenir vraiment impolie. Carole lĂšve la tĂȘte vers son interlocutrice et Ă©prouve aussitĂŽt une dĂ©lectation Ă©trange Ă dĂ©tailler la permanente dĂ©modĂ©e, les racines noires dans les mĂšches platine pisseux, le jogging dĂ©formĂ© par les lavages, les baskets de plastique rose, le sourire qui sâouvre sur les dents mal soignĂ©es, noircies par le tabac. MalgrĂ© elle, une bouffĂ©e de joie malsaine lâenvahit une dose de pitiĂ©, deux grammes dâamusement, une petite pincĂ©e de mĂ©pris et par-dessus tout lâimmense satisfaction de nâĂȘtre pas comme ça. Si un seul instinct survit, dans nos sociĂ©tĂ©s rationnelles, câest certainement celui de la classe sociale. Ce simple coup dâĆil a suffi Ă Carole pour cataloguer cette femme, avec toutes les impossibilitĂ©s qui en dĂ©coulent. Il est par exemple Ă©vident quâelles ne pourront jamais ĂȘtre amies. Carole pourrait peut-ĂȘtre lui refiler quelques vieux vĂȘtements, ou la recommander comme femme de mĂ©nage, mais ça nâira jamais plus loin. Dâailleurs lâautre le sent, elle aussi, qui regarde avec respect le tailleur linĂ©aire de Carole, les lunettes Chanel dans les cheveux impeccables, le scintillement raffinĂ© des bijoux. Ravie tout de mĂȘme de cette attention inespĂ©rĂ©e, elle se penche en avant et confie dâun ton sentencieux â Ce nâest pas facile tous les jours. â Non, bien sĂ»r. Ce nâest pas une simple formule. Carole pense que non, vraiment, pour cette femme, la vie ne doit pas ĂȘtre facile tous les jours. Vivre dans une citĂ©, quelle horreur ! Elle, elle ne pourrait pas. Les appartements sordides et minuscules, les cris des voisins, les cages dâescaliers taguĂ©es, les odeurs dâurine et de cuisine grasse... â Et puis, une femme toute seule avec deux gamins, câest pas drĂŽle, jâvais vous dire... â Jâimagine... â Heureusement y en a qui mâaident ! Sinon je sais pas comment que jâfârais. Jâai un Ă©ducateur qui mâaide, surtout pour Brady. Hein, Brady ? Hein quây a Nicolas qui te dit ce quâil nâfaut pas faire ? Carole a une pensĂ©e dâadmiration pour ce Nicolas, comme elle en a en gĂ©nĂ©ral pour tous les gens qui consacrent leur vie Ă aider leurs semblables. Ăducateur dans une citĂ© ! Il faut avoir la vocation, tout de mĂȘme. Le jeune Bradley commence dâailleurs Ă sâagiter. Il a posĂ© son jeu et tourne mĂ©caniquement autour des fauteuils en poussant des petits cris. Ă chaque passage, il shoote dans le sac de sa mĂšre et envoie une bourrade Ă son frĂšre qui proteste mollement sans cesser de jouer. â Calme-toi, Brady, nom didâju ! glapit la mĂšre. Carole observe lâenfant. Est-il tout Ă fait normal ? Son petit corps nâest que mouvements saccadĂ©s, qui semblent toujours rater leur but. Son regard fuyant, vide, met mal Ă lâaise. Il tiraille Ă prĂ©sent une plante verte, sous le froncement de sourcils agacĂ© du barman. La mĂšre soupire bruyamment. â Câest reparti ! Je sais plus quoi en faire, moi ! Y nâarrĂȘte jamais... â Quel Ăąge a-t-il ? â Sept ans. Carole sursaute elle lui en mettait quatre. Voyant la femme au bord des larmes, elle tente de dĂ©dramatiser â Ăa a lâair dâĂȘtre en effet un petit garçon plein de vie... Mais lâautre nâĂ©coute plus, partie dans un monologue Ă©crasant, son histoire dĂ©colorĂ©e pour elle car cent fois rĂ©pĂ©tĂ©e, mais oĂč chaque mot pĂšse une tonne â Depuis quâil Ă©tait nĂ©, il pleurait. Sans arrĂȘt, il criait, il pleurait, Brady, le jour, la nuit, tout le temps. On savait pas ce quâil avait. Le mĂ©decin non plus savait pas. On pouvait pas dormir. Les voisins gueulaient. Alors mon mari, il le prenait, il le secouait pour quâil sâarrĂȘte, mais il arrĂȘtait jamais. Alors mon mari, il le tapait, il le tapait. Pour quâil arrĂȘte. Mais il arrĂȘtait jamais. Il pleurait, sans arrĂȘt. Ă six mois, on lâa opĂ©rĂ©. Il avait une infection, un truc Ă lâintestin, et câest pour ça quâil pleurait tout le temps. AprĂšs, mon mari a continuĂ© Ă le taper. Il Ă©tait violent, cet homme, il me tapait, moi aussi, et Kevin quand il voulait pas dormir. Alors je suis partie, on a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă Strasbourg. On a la paix maintenant. Bradley chiffonne de petits morceaux de feuilles quâil arrache mĂ©thodiquement Ă la plante. Il lance Ă Carole un regard dĂ©nuĂ© de toute expression. â ArrĂȘte, Brady ! Touche pas à ça ! Puis, plus bas â Je pense quây va aimer la mer. La mer de lĂ -bas, quoi, chaude et tout. Câest ça que je voulais leur payer avec lâargent. Vous savez combien jâai eu ? Carole secoue la tĂȘte. â Cinq mille euros. AprĂšs quatre ans au tribunal et tout, pour avoir mon divorce et que mon mari paye. Cinq mille euros quâil a dĂ» payer. Pour mon Brady qui sâra jamais normal Ă cause de tout ce quâil lui a tapĂ© dessus quand il Ă©tait bĂ©bĂ©... Les revoici. Jean-Christophe en tĂȘte, brandissant sa montre. DerriĂšre lui, GisĂšle, lâĆil vague dans ses cheveux lourds. â Il lui faudrait une bonne coupe, songe Carole, oui, un petit carrĂ©, par exemple, quelque chose dâassez aĂ©rien... Je lui prendrai un rendez-vous au retour chez RenĂ© â Paul... ou chez Tiphaine, ce nâest pas donnĂ©, mais les coupes sont ravissantes...
AuxCabinets MalgrĂ© lâhumour et la vertu Il faut ici montrer son cul MalgrĂ© la haine et la fiertĂ© Il faut ici se dĂ©froquer MalgrĂ© lâamour et la tendresse Il faut ici montrer ses fesses. Poussez ! Poussez ! Les constipĂ©s Le temps ici nâest pas comptĂ© Venez ! Venez ! Foules empressĂ©es Soulager lĂ votre diarrhĂ©e Car en ces lieux souvent chĂ©ris MĂȘme le papier y est fourni. Soit
...Ă afficher Ă l'intĂ©rieur de votre porte de WC... DĂ©solĂ©e pour ceux qui s'attendait Ă de la BELLE poĂ©sie **************************************************-****1Vous qui venez iciDans une humble posture, De vos flans alourdis DĂ©poser un fardeau, Veuillez, quand vous aurez soulagĂ© la nature Et dĂ©posĂ© dans l'urne un modeste cadeau, Epancher de l'amphore un courant d'onde pure Et, sur l'autel fumant poser en chapiteau Ce couvercle arrondi dont l'austĂšre jointure Aux parfums indiscrets doit servir de tombeau2Ce lieu respecteras De station prolongĂ©e ne feras Pas Ă cĂŽtĂ© ne viseras De gros bouquin n'emporteras Du bon papier utiliseras Mais une seule feuille Ă la fois prendras La chasse d'eau toujours tireras En sortant, la fenĂȘtre ouvriras Et un parfum disperseras3C'est ici que repose Une certaine dose D'une certaine chose Qui ne sent pas la rose. Celui qui se propose De faire ici sa prose Doit avant toute chose Tenir porte close4C'est ici que tombent en ruines Tous les dĂ©chets de la cuisine. Dans un lieu aussi respectable, Il faut se tenir ici comme Ă table Et garder le bord de la lunette Aussi propre que celui de son assiette. Si vous venez sans papier ni paille, LĂ©chez vous les doigts au lieu de salir la muraille5Lorsque, aprĂšs de longs instants de Concentration extrĂȘme, parfois douloureuse, Vous ressortirez de ce local exigu,Les traits enfin apaisĂ©s, Le regard Ă©clairĂ© comme Par une aura intĂ©rieure,Vous aurez au moinsPar la lecture de ce messageL'impression de ne pas avoir totalement perdu votre temps... Votre navigateur ne peut pas afficher ce tag vidĂ©o. Et aussiMalgrĂ© l'humour et la vertuIl faut ici montrer son culMalgrĂ© la haine et la fiertĂ©Il faut ici se dĂ©froquerMalgrĂ© l'amour et la tendresseIl faut ici montrer ses ! Poussez ! Les constipĂ©sLe temps ici n'est pas comptĂ©Venez ! Venez ! foules empressĂ©esSoulager lĂ votre diarrhĂ©eCar en ces lieux souvent chĂ©risMĂȘme le papier y est qu'on y pĂšte, soit qu'on y roteTout est permis au sein des chiottesMais ? Graine de vĂ©role ou de morpionN'oubliez pas d'vous laver l'fionDe ces WC tant visitĂ©sPrĂ©servez donc l' gloire Ă nos vespasiennesDe faĂŻence ou de porcelaine !Que l'on soit riche ou bien fauchĂ©Jamais de classe dans les WCPin3s de smicards ou de richardsVenez tous voir mon urinoir !Qu'ils s'appellent chiottes, goguenots, watersTout l'monde y pose son derriĂšreOn les dit turcs ou bien tinettesTout est une question de cuvetteQuand celles-ci se trouvent bouchĂ©esNous voilĂ tous bien entrez aux cabinetsNous raconter vos p'tits secretsSavoir pĂ©ter c'est tout un artPour ne pas chier dans son cet Ă©crit vous semble idiotTorchez-vous-en vite au plus tĂŽtSi au contraire il peut vous plaireAffichez-le dans vos waters !!! 1 - J'aime Je connaisais la premiĂšremais avec l'"auguste" jointure au lieu d'austĂšre. j'ai reçu hier un mail avec la photo d'un posterNotre but commun Ă©tant de veiller Ă lĂ©tat impeccable de ce lieu MESSIEURSVeuillez vous rapprocher, elle est plus courte que vous ne pensez !MESDAMESVeuillez rester assises pendant toute la durĂ©e de la performance !MERCI 1 - J'aime Vous ne trouvez pas votre rĂ©ponse ? En rĂ©ponse Ă neila_1159464 Et aussiMalgrĂ© l'humour et la vertuIl faut ici montrer son culMalgrĂ© la haine et la fiertĂ©Il faut ici se dĂ©froquerMalgrĂ© l'amour et la tendresseIl faut ici montrer ses ! Poussez ! Les constipĂ©sLe temps ici n'est pas comptĂ©Venez ! Venez ! foules empressĂ©esSoulager lĂ votre diarrhĂ©eCar en ces lieux souvent chĂ©risMĂȘme le papier y est qu'on y pĂšte, soit qu'on y roteTout est permis au sein des chiottesMais ? Graine de vĂ©role ou de morpionN'oubliez pas d'vous laver l'fionDe ces WC tant visitĂ©sPrĂ©servez donc l' gloire Ă nos vespasiennesDe faĂŻence ou de porcelaine !Que l'on soit riche ou bien fauchĂ©Jamais de classe dans les WCPin3s de smicards ou de richardsVenez tous voir mon urinoir !Qu'ils s'appellent chiottes, goguenots, watersTout l'monde y pose son derriĂšreOn les dit turcs ou bien tinettesTout est une question de cuvetteQuand celles-ci se trouvent bouchĂ©esNous voilĂ tous bien entrez aux cabinetsNous raconter vos p'tits secretsSavoir pĂ©ter c'est tout un artPour ne pas chier dans son cet Ă©crit vous semble idiotTorchez-vous-en vite au plus tĂŽtSi au contraire il peut vous plaireAffichez-le dans vos waters !!!Si j'osais... ne pas lire si vous venez de manger Je l'afficherais dans les toilettes des filles pour ceux des garçons, je ne sais pas, je n'y vais pas , de la boite oĂč je bosse car certaines filles, ou au moins une, oublient de tirer la chasse et le fond de la cuvette est jaune ! mĂȘme pas de papier pour aller avec.... J'ai vraiment failli vomir un jour tellement ça sentait mauvais. Et encore, je ne vous parle pas de la cuvette "retapissĂ©e" couleur marron et l'odeur qui allait avec. Et le pire, c'est quand je vois certaines filles sortir des WC sans faire un tour par le lavabo et qui sortent de lĂ , tout sourire ! Le truc, c'est de repĂ©rer le poste oĂč elle se trouve pour ne pas ĂȘtre en contact avec le clavier qu'elles utilisent... ni mĂȘme la chaise ! Beurk !!!VoilĂ , c'Ă©tait le post puant de la journĂ©e Bises quand mĂȘme !!! J'aime 6 C'est ici que tombent en ruines Tous les talents de la cuisine MalgrĂ© lâhonneur et la vertu Câest ici quâil fait voir tout son cul J'aime
Auxcabinets. MalgrĂ© l'humour et la vertu Il faut montrer ici son cul MalgrĂ© la haine et la fiertĂ© Il faut ici se dĂ©froquer MalgrĂ© l'amour et la tendresse Il faut ici montrer ses fesses Poussez! Poussez! Les constipĂ©s Le temps n'est pas comptĂ© Venez! Venez! Foules empressĂ©es Soulagez la votre diarrhĂ©e Car en ces lieux souvent chĂ©ris MĂȘme le papier y est
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Auxcabinets Malgré l'humour et la vertu Il faut ici montré son cul Malgré la haine et la fierté Il faux ici se défroquer Malgré l'amour et la tendresse Il faut ici montré ses fesse Poussez !Poussez !les constipés Le temps ici c'est n'est pas compté Venez !venez !foules empréssés Soulager votre diarrhées Car en ses lieux souvent chéris Meme le papier y est fourni Soit qu'on y pete
Aux cabinets MalgrĂ© lâhumour et la vertu Il faut ici montrer son cul MalgrĂ© la haine et la fiertĂ© Il faut ici se dĂ©froquer MalgrĂ© lâamour et la tendresse Il faut ici montrer ses fesses Poussez poussez les constipĂ©s Ici le temps nâest pas comptĂ© Venez !venez ! Foules empressĂ©es Soulagez votre diarrhĂ©e Car en ces lieux souvent chĂ©ris MĂȘme le papier y est fourni Soit quâon y pĂšte, soit quâon y rote Tout est permis au sein des chiottes Mais ? Graine de vĂ©role ou de morpion Nâoubliez pas de vous laver lâfion De ces wc tant usitĂ©s PrĂ©servez donc lâintĂ©gritĂ© Rendons gloire Ă nos vespasiennes De faĂŻence ou de porcelaine Que lâon soit riche ou bien fauchĂ© Jamais de classe dans les wc Pines de smicards ou de richards Venez tous voir mon urinoir ! Quâils sâappellent chiottes, goguenots, waters Tout le monde y pose son derriĂšre On les dit turc ou bien tinettes Tout est une question de cuvette Quand celle-ci se trouve bouchĂ©es Nous voilĂ tous bien emmerdĂ©s Entrez entrez aux cabinets Nous raconter vos ptits secrets Savoir pĂ©ter est tout un art Pour ne pas chier dans son falzar Si cet Ă©crit vous semble idiot Torchez vous en vite au plus tĂŽt Si au contraire il peut vous plaire Affichez le dans vos waters !!!
zBe4. lufcdkb2rf.pages.dev/149lufcdkb2rf.pages.dev/106lufcdkb2rf.pages.dev/351lufcdkb2rf.pages.dev/140lufcdkb2rf.pages.dev/289lufcdkb2rf.pages.dev/222lufcdkb2rf.pages.dev/384lufcdkb2rf.pages.dev/19lufcdkb2rf.pages.dev/206
aux cabinets malgré l humour et la vertu